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 Présentations des groupes

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Jim Harson
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MessageSujet: Présentations des groupes   Jeu 12 Nov - 11:57

« HUMAINS »


Citation:
Avant la rencontre.

Qui ne saurait pas ce qu'est un humain? Ces bipèdes qui semblent si normaux tant ils en paraissent banals. Ils ont pour le moins un physique qui, parfois, nous laisse sceptiques, nous autres, esprits. Ils paraissent tellement fragiles et n'ont pas cette beauté surnaturelle qui attire bien des regards. La couleur de leur peau semble tellement terne... L'éclat de leurs yeux est si morose, si humain... Même le cuir chevelu inspire lassitude et presque dégoût. Ils ne sont pas parfaits. Ils dégagent une odeur étrange. Leur physique est trop simple, au point qu'ils semblent n'être qu'une esquisse. Comme si tous les traits de leur physique n'avaient pas encore été mis en place. Ils agissent trop stupidement... Ils sont naïfs et maladroits... Des êtres qui ne mériteraient pas même un regard d'un esprit. Et puis, ce style vestimentaire est assez curieux. Ils n'ont aucun goût et raffinement, à croire qu'ils cherchent désespérément à se dévaloriser. Ce qui est bien assez dommage pour une espèce aussi curieuse et amusante, une espèce qui nous intrigue, nous, les esprits. Autrefois, nous avions aussi été humains, avant de mourir... Cependant, il semblerait que nous ne gardions pas les souvenirs de notre vie en tant que humain, ce pourquoi nous ne connaissons absolument rien de ces êtres extraordinairement intrigants. Ils sont tellement étranges et drôles... Et puis, ils éprouvent une variété de sentiments que nous ne connaissons pas forcément. Ils nous les font découvrir. La peur, la haine, la colère, l'amour, le dégoût... Ils dégagent une sorte d'aura... Une aura si douce, si chaude... Elle nous fascine, nous hypnotise... C'est elle qui s'occupe de renforcer leur charme et leur physique, eux qui ne prennent pas la peine d'entretenir le corps dans lequel ils vivent. Ils ne perçoivent pas leur aura, et ils perçoivent seulement la notre d'une manière différente. Ce n'est pas cette sorte de lumière, comme la leur, qui scintille autour de notre corps, mais plutôt les traits trop parfaits de notre physique.


Extrait du Journal de Carlisle.


« ESPRITS »


Citation:
Après les retrouvailles.

Les esprits... Je n'ai su leur existence que trop tard. A présent, je comprends pourquoi j'ai été si hypnotisé par lui dès que nos regards se sont croisés pour la première fois. Il était si parfait... Terriblement parfait, trop parfait... J'avais l'impression de me tenir face à un dieu, bien que je ne saurais dire lequel. Sa peau était incroyablement pâle, d'une blancheur déconcertante, mais elle scintillait... Dès que je l'effleurais, je sentais une chaleur incroyablement forte se dégager de lui. Et puis, la couleur de ses yeux n'était pas naturelle. Ils étaient dorés... Si limpides... Je m'y noyais chaque fois qu'il plongeait ses yeux dans les miens... Son regard m'électrisait. Dès que j'osais croiser son regard, je ne me sentais plus dans la capacité de bouger, un peu comme s'il m'avait hypnotisé. Les traits de son visage étaient lissent et soyeux, sa peau était aussi douce que de la soie. Et puis... ses cheveux... avec leur éclat si vif... leur couleur qui semblait vivante... Mes doigts se perdaient toujours dans sa chevelure lorsque nos lèvres se rencontraient. Il me réchauffait. Tout son corps semblait en feu, même ses yeux semblaient s'embraser, eux qui reflétaient une lueur si vive. Ses mains parcouraient mon corps, semblaient le découvrir... et s'étaient attardées sur mon ventre, là où il pouvait sentir ce léger arrondissement. Il me susurrait alors à l'oreille des mots si doux, et sa voix, grave et posée, veloutée... Je voulais encore l'entendre. Oui, il était un esprit. Et les esprits étaient capable d'engendrer la vie. Il se matérialisait selon son souhait en être humain, celui qu'il avait été avant de mourir, mais en plus parfait. Cependant, il ne devenait plus qu'une forme vaporeuse lorsqu'il retrouvait sa réelle nature. Et à ces instants, sa voix semblait si lointaine. Je pouvais sentir toutes ses souffrances, ses inquiétudes... Je pouvais voir toutes les images, les souvenirs de son enfance qu'il me transmettait... Un esprit perdu... Dans leur forme d'origine, les esprits ne semblaient plus savoir qui ils étaient, ce qu'ils étaient... Les pauvres...


Extrait du Journal de Ludwig.


« MÉTIS »


Citation:
19 ans après l'accouchement.

Je savais bien que je n'étais pas normal, mais je n'en comprenais pas les raisons. Mes deux pères n'avaient rien voulu me dire. J'avais beau tenter de leur soutirer quelques réponses à mes interrogations, rien n'y faisait. Ils évitaient toujours le sujet pour une raison qui m'était inconnue et je craignais le pire. N'étaient-ils pas mes vrais parents? Je faisais fausse route... mais c'était un peu de leur faute, non? S'ils ne me disaient rien, il était alors inévitable que je porte moi-même mes propres conclusions, même si je refusais de faire face à la vérité. Et comment ai-je connu celle-ci? Simplement lorsque j'ai rencontré mon premier amant. Lui... n'a pas hésité à tout me révéler, simplement car il ne voulait pas que je souffre inutilement. Il pensait que si je découvrais la vérité par moi-même ou par un autre, je lui reprocherais de ne m'avoir rien dit, je serais dégoûté de lui et je m'en irais. Ma réaction fut toute autre. Certes, je fus surpris de découvrir l'existence des esprits... mais j'étais attiré par tout ce qui touchait le surnaturel alors je ne manquai pas de m'interroger sur le sujet. D'après mon amant, j'avais quelques caractéristiques propres aux esprits... mais sans l'être réellement. C'est pourquoi je parvins facilement à en déduire que je n'étais ni humain ni esprit, mais un mélange des deux. J'ai vite pardonné à mes deux pères de m'avoir caché ce lourd secret. Je savais bien qu'ils voulaient seulement me protéger et qu'ils craignaient de me perdre en m'avouant ce que j'étais réellement.


Extrait du Journal de Fillan.
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